Appel à l’Occident

Text by Toufic Attar from São Paulo, Brazil
Part 1 of 3

 

Au Carrefour des XX & XXI Siècles
Savoir se souvenir pour reconstruire

Sous-Titre :  Appel à l’Occident.
Avant Propos : L’alerte !  

·         Voilà une histoire que l’auteur reprend en 2015, bien avant la tempête économique qui s’est abattue sur le monde, commmençant, cette fois-ci aux États-Unis. Comme pour dire que rien de surprenant dans ces retombées, comme rien de surprenant sur les évènements en Europe quand la crise actuelle finit par suciter un aveuglement qui ne distingue plus entre les raisons économiques et religienses, entre des cultures qui vivent un même monde mais pas du tout une même opinion du monde.

·         Triste spectacle en cette fin du XXeme siècle quand ce mémoire a été rédigé, entre 1992 et 1996 quoique présenté au public en début de ce XXIème siècle.

·         Entre temps rien n'a changé, évolué vers le positif. Au contraire le portrait du monde est celui d'un cargo fonçant dans une mer pleine d'icebergs, au vu et su de tout le monde, sans que les commandants de bord prennent le soin de l'écarter de cette route, d'éviter la collusion fatale, d'intervenir à temps pour le remettre sur la bonne route et permettre une croisière des plus agréables aux passagers à bord. Les passagers c'est nous avec toutes les nouvelles générations que nous emmenons avec nous. Les commandants, actuellement, ce sont les puissances économiques actuelles : les USA, l'Union Européenne sans en écarter le Japon qui tient un rôle essentiel aussi important que les autres. Et la Nouvelle Europe, par contraste à la bonne Vieille Europe qui s'amusait à se faire des guerres comme passe-temps favori et comme meilleur forgeur de places vacantes au travail puisque ceux qui partent en guerre laissent la place à d'autres qui ne s'en plaignent pas; certains reviennent estropiés mais qui s'en souciait alors ? Pour effacer toute tentative de retomber dans cette belle mais catastrophique situation on inventa une tentative de solution: est-ce que les principaux pays européens, unis, ne s'en sortiraient pas mieux ? Surtout face aux USA sortis renforcés par les deux guerres mondiales ? La réponse après moins de cinquante ans est là: oui, l'Europe élargie, unie, est bien plus efficace. Non seulement. On  lui découvre à l'improviste, le probable rôle de régulateur mondial, entre les USA préoccupés par un besoin permanent d'assurer l'économie du monde, sans plus avoir l'URSS à ses trousses pour partager l'hégémonie mondiale ou menacer d'appuyer (et de financer). Non seulement l'Europe retrouvait sa route quand elle a été la source des découvertes vers les Nouveaux Mondes mais voilà que le tandem France Allemagne affiche son vouloir d'une coopération plus profonde encore, à fêter comme Jour Spécial le 22 Janvier en hommage au pacte De Gaulle/Adenhauer voilà 60 ans. Voilà pourquoi, aussi, ce Message à la Nouvelle Europe.



L’homme, celui-là sorti ou né après la Deuxième Guerre Mondiale (DGM) voit l’échec d’un vieux rêve cher à tous ceux qui au banc de l’école prennent contact avec les plus nobles et les plus dignes des objectifs tracés par les philosophes et les penseurs des siècles passés: lutter pour l’émancipation de l’homme, de son propre pays, afin de pouvoir assurer le bonheur, la liberté, l’égalité, entre autres, dans un monde fraternel.

Combien de volontés humaines farouches offrirent leur vie ( dans un geste volontaire ou victimes des tyrannies et répressions), dédièrent leurs efforts dans ce sacré but ? Y-a-t-il une nation au monde, aujourd’hui, qui n’est pas ses martyrs ? Y-a-t-il un moment de l’Histoire où chacun ne croyait pas défendre sa nation au détriment de sa propre vie, jugée « un bon prix » si l’objectif atteint ?  Défendre son pays et son peuple dans la croyance absolue qu’il est préférable de mourir que de se soumettre à la plus vile des exploitations ?  Y-a-t-il quelque part quelqu’un qui, au nom d’une conviction, d’une religion, n’ait voulu soumettre sa vérité, ses nouvelles directives, les imposant, de gré ou de force, au détriment des traditions locales ?

Toutes les religions se firent porteuses de promesses pour offrir à l’Homme des espoirs de dignité, à commencer par celles qui dictent les règles du jeu actuellement, soient-elles israélite, chrétienne, musulmane ou bouddhiste ? Soient-elles dans leurs propres divisions qui les différencient quant à s’adresser au Dieu Suprême. Une fois ces religions bien ancrées elles sont toutes embrassées avec ferveur par leurs croyants avec amour et pour cause ! Pourquoi pas quand on a été éduqué(e) toute sa vie ainsi avec des valeurs de loyauté envers nos sources spirituelles et nos souches maternelles ? Cependant le fanatisme est là, souvent minoritaire en nombre mais combien plus virulent en action !Qui dit fanatisme dit aveuglement, suivre sans vouloir voir autre chose, entendre une autre version possible des choses. C’est l’ultime conviction. Et que l’histoire du monde est pleine de tragédies, ou même des victoires, grâce à ce fanatisme ? Qui pourra le condamner sans d’abord se poser la question: est-ce que l’homme n’est pas, à un certain moment de sa vie, plus fanatique que d’autres ? Ne serait-ce que sur d’autres plans, le football par exemple, quand on perd le contrôle de soi-même et on agit comme on ne l’aurait jamais fait si cette soudaine effervescence ne passait pas à dominer son personnage. Ce fanatisme qui nous fait croire que pour protéger l’héritage spirituel qui nous est légué il faut absolument semer la panique dans les rangs ennemis, c’est-à-dire les adeptes des autres religions ou les nôtres mêmes qui refusent de suivre cette ligne de pensée.

Est-ce donc le monde soumis encore à des guerres religieuses à clore ce XXeme siècle ? Sous quel nom seraient-elles léguées aux postérités puisque nous avons déjà celle des Trente Ans, celle de Cent Ans qui aurait pu être aussi bien appelée la Guerre d’Un Siècle ! ? N’est-ce pour sortir de ce terrible engrenage que l’Europe passa par les temps de Révolution, Réformes et  toutes ces luttes pour un renouveau des Systèmes qui ne voulaient plus voir l’homme esclave mais si l’homme libre de ses mouvements, de ses idées, de son destin ? Et quand vint le temps des conquêtes on amena le christianisme comme étendard, comme symbole civilisateur mais chargé aussi d’une philosophie soumise aux siècles de la Renaissance, des Lumières, aux nouvelles idées de bien-être social.

 Sans compter ce que ces évènements ont eu de fratricides au sein des propres nations en révoltes.

Pourquoi par exemple ce carnage envers les familles royales, les monarchies, les aristocrates, véritable bains de massacres où la guillotine joua un rôle portant un symbole d’état ! Pour aboutir à la République c’est vrai mais tout aussi monarchique et aristocrate que les propres descendants du sang bleu ? Aujourd’hui, ces mêmes comportements, vus ailleurs, en Afrique, en Asie ou Amérique du Sud seraient vus comme signes d’une civilisation extrêmement pauvre, barbares, et qualifiées par ce nouveau surnom à l’extrêmisme CHI,ITES ou Xiites.

Cependant la nouvelle philosophie libertaire de l’homme finit par aboutir à ce que bien de politiques définissent comme imparfait mais auquel on n’a pas réussi à trouver mieux: la démocratie. Et plus elle est exercée avec transparence et amenant le bien-être et les libertés garanties plus elle est considérée réussie. Nous avons aujourd’hui convivant ensemble, même alliées au sein de l’Union Européenne, des démocraties monarchiques et des démocraties républicaines.  Devenant le paramètre de ce que doit devenir un pays civilisé: gouverné pour ces citoyens, ceux-ci vivant en liberté, en harmonie, conscients de leurs droits et devoirs. Symboles qui semblent naturels pour ceux qui n’ont connu que cela (les nouvelles générations d’une quinzaine ou vingtaine de pays, tous liés au bloc occidental.

Toutes ces images d’une qualité de vie se résument tout simplement dans le droit de vivre dignement !

Ce qui semble normal. Aujourd’hui, toux ceux qui sont habitués à cette façon de vivre ne peuvent plus s’imaginer vivre autrement. Pourtant il suffit de regarder ailleurs !

Atteindre le droit de vivre dignement, est-ce un objectif aussi absurde ?

C’est pourtant ce que l’on cherche partout depuis la fin de la dernière guerre mondiale voilà presque soixante ans. Mais pour l’obtenir il ne fallait plus passer par ces chemins que connurent les européens de la diaspora. Car il est possible de parler de diaspora européenne devant cet exode d’européens de toutes origines envahissant les nouveaux mondes d’un côté ou la vielle Asie de l’autre.

Hélas, la soumission de ces nouvelles patries fut terrible sans avoir besoin d’en réécrire l’histoire. Tout juste rappeler les grands traits.

Civiliser le monde.....cela signifie éliminer les barbaries qui avilissent l’être humain.

Combien de rêves ne furent brisés, ne le sont-ils encore, quand dans cet espoir réside une autre forme de vivre ?  Le vivant accepte tout, passe par les pires moments, mais se dit en lui-même, ou tout haut quand il l’ose «  je vais épargner à mes enfants, à mes petits-enfants, ces terribles souffrances. Je vais faire de mon mieux, quitte à sacrifier ma vie, pour qu’ils connaissent un monde différent, juste, égalitaire et surtout un état de droit qui les laisse vivre en paix, sans le luxe des tous puissants mais sans la lisère non plus des plus démunis. » Voilà le rêve de tout un chacun. Et ceux qui partirent naguère civiliser le monde, fuyant l’enfer de l’Europe, se promirent de lutter pour vivre autrement. Mais oublièrent, dans leur hâte, leur véritable obsession, de laisser vivre comme eux ceux qu’ils rencontrèrent sur place d’abord et ceux qui sont venus les rejoindre plus tard, de gré ou de force, plutôt de force à ramener ces lugubres souvenirs des navires négriers. Que dirait-on aujourd’hui si, par exemple, pour exploiter la lune, on y amenait de force justement ceux-la qui croient que le monde leur appartient ? Que dirait-on si on entassait des italiens, des français, allemands et danois pour exploiter leur main-d’oeuvre ?

La soumission des nouveaux monde aux caprices des envahisseurs, avec des conséquences qui ne surdissent que des années et des siècles plus tard, est la même qui est exercée aujourd’hui dans les pays dits du tiers-monde et du quart-monde, avec des phénomènes catastrophiques pour leurs populations, avec une répercussion directe sur les immigrations et l’énervement de certaines populations locales, en Europe, contre cette masse d’immigrés qui amènent, dit-on des cultures antagoniques. Pourquoi a-t-on cru que semer la discorde ne comportait aucun risque, aucun prix ? Croyait-on les populations éternellement soumises ? Ou que leurs révoltes ne peuvent être aussi bien terribles que porteuses de fanatismes à leur tour ?

L’histoire de la conquête du Nouveau Monde par les forces des nations européennes est bien là pour nous montrer que les envahisseurs non seulement écrasèrent toute résistance mais léguèrent aux postérités, c’est-à-dire à notre génération aussi, une curieuse histoire où les conquêtes fabuleuses, les exploits militaires, les magnifiques victoires ne sont en fait qu’une face mal cachée de massacres, viols et génocides. Et l’on veut que notre jeunesse soit sérieuse, sans être justement révoltée! On veut lui faire admettre, et respecter des valeurs sûres, morales et d’éthiques qui ont été bafouées par les constructeurs d’empires, par ceux-là même qui érigèrent les puissances d’aujourd’hui ? On veut une jeunesse engagée sans offrir aussi, en même temps, de profonds changements, exemplaires, quant au respect de la dignité humaine peu importe le lieu où il se trouve ! est-ce trop demander ? Ne croyez-vous qu’il y a un lien direct entre cette dérive des enfants à l’école, le désenchantement qui saisit bien de gens d        ans les sociétés modernes et toute notre histoire telle qu’elle est héritée et si mal racontée ? Partout les peuples fuyant l’Europe poursuivirent les habitants d’origine, leurs précurseurs sur ces terres, venus alors d’on ne sait où. Que ce soit de l’Amérique du Nord jusqu’en Amérique du Sud, en passant par l’Amérique Centrale. Partout en Afrique. Jusqu’en Chine. Par où passèrent ces découvreurs de nouveaux mondes, de nouvelles richesses, ils cherchèrent tout simplement à s’emparer de ce qu’ils trouvaient sur leurs passages. Aujourd’hui il est naturel que toutes les erreurs politiques et les absurdités de leurs dominations retombent, malheureusement sur leurs concitoyens, innocents eux-mêmes mais niant le droit aux peuples d’un droit de vie aussi équilibrer que le leur. Et que les richesses soient exploitées plus honorablement et non pas sur la misère de la majorité absolue de la terre !

Les retombées en France de tout ce qui a été, ou l’est encore, d’influence française sont aussi naturelles que les retombées des ex-colonies sous influence britannique comme l’Inde, le Pakistan et le Sri Lanka.

Chaque citoyen « libre » ou jugeant que ses droits à la liberté et à la dignité sont bafoués par des économies au comportement barbare, prédateur, se retourne vers sa source de formation éducative. Ou finit par rejoindre des systèmes le plus proche de son idéal de vie: l’exode qui semble tellement bouleverser des classes importantes des sociétés démocrates européennes est une conséquence direct de la politique aveugle du passé, que les livres d’histoire rapportent très mal et, même ainsi, quand ils finissent par reconnaître, par exemple, le massacre des tribus indiennes en Amérique du Nord, des tribus mexicaines, péruviennes et autres, ne semblent pas défendre leur droit à une reconnaissance, même tardive, même qui ne changera rien au cours de l’histoire passée, ne voient aucune indulgence appliquée aux peuples actuels qui vivent sur ces terres. C’est ainsi que la misère, alimentée encore plus par des dettes encore absurdes, utilisées pour on ne sait quoi moins pour le progrès de leurs peuples et leur bien-être, sont exigées de façon   à maintenir prisonniers d’une situation vile de vie des millions de gens, des millions d’enfants qui, eux aussi, comme les européens d’aujourd’hui, ne sont pas coupables non plus des corruptions et des hémorragies qui ont été affligées à leurs nations. Il est temps de les secourir.

Et l’Europe ne peut faire un rôle de spectateur, encore moins d’humanitaire : qu’elle montre que l’amour de la démocratie et des libertés coulent encore dans ses veines. Et que les milliers de gens venus mourir, ici, sur son sol, de l’est à l’ouest, du nord au sud, n’ont pas défendu que la démocratie occidentale mais un droit universel où vivre signifie vivre avec dignité et mourir n’est pas nécessairement ce triste spectacle où les épidémies, la famine, l’eau insalubre ou insuffisante enlève un droit élémentaire reconnu dans toutes les démocraties modernes: vivre en accord avec des principes minimums de dignité, de santé et de confort. C’est d’ailleurs ce même programme que défendent les citoyens de ces mêmes pays. On ne peut être juif ou chrétien (ni musulman) qu’à nier à appliquer un principe, un commandement biblique:  » ne pas désirer aux autres ce qu’on ne désire pas pour soi-même. » Ou quelque chose dans le genre. Ceux qui suivent la bible vont s’y reconnaître ! 

En Amérique  du Sud l’Europe découvrit l’Eldorado. Que laisse-t-elle en échange ? Du Brésil, entre autres, elle découvrit le bois, l’exportant à n’en plus finir pour ensuite, au XXEme siècle accuser les brésiliens de détruire la forêt amazonienne ? N’est-ce eux-mêmes qui ont incités à ce crime ? Même quand des pseudos-indépendances furent acquises, la volupté de l’argent et du pouvoir permit des alliances insensées, même dans la politique actuelle. Même des partis de gauche, en Europe, ne réussirent pas à montrer à leurs peuples que la misère actuelle a des origines criminelles et que la corruption sans frein n’est qu’un des éléments, un des instruments. On fomenta des coups d’états, on les appuya, on prêta de l’argent à des taux d’intérêts qui caractérisent l’usure, donc interdits, soumis à punition dans les nations européennes les plus avancées. On invoqua la non-ingérence, les lois de chaque pays sans dire qui et comment aida à crier ses lois, à les maintenir inchangées, à pourchasser ceux qui voulaient de véritables indépendances, une véritable liberté.

Après la deuxième Guerre Mondiale un nouvel ordre mondial s’établit. Les républiques et monarchies de l’Europe de l’Ouest, ceux-ci qui formaient un bloc contre une possible hégémonie, et menace, soviétique, se virent recevant une aide totale non seulement des Etats-Unis mais jouissant de la désorganisation sociale partout ailleurs. Ces nations, aujourd’hui considérées des plus démocrates, des plus libres, des plus exemplaires, dictent les règles du jeu, ouvrent ou ferment leurs frontières, suivant leurs besoins et non pas suivant un besoin général: que ne ferme-t-on ses frontières à tous ceux qui s’approprient des richesses nationales comme un bien propre ? Que ne pourchasse-t-on les européens qui sont installés ailleurs et se soucient fort peu de recueillir leurs impôts ou suivre les mêmes règles que dans les pays d’origine ? Que ne s’applique-t-on à punir ceux qui sèment la pollution et les industries qui transforment en véritables poubelles, des sites propres autrefois devenus pourris pour des siècles ? Pourquoi faire croire qu’il y a un souci avec l’écologie alors que la permissivité bat son plein ? Pourquoi la notion de Justice ne peut elle être la même ? Est-ce qu’une injustice commise ailleurs, à la connaissance publique, ne peut-elle être punie à titre exemplaire ?

Faut-il toujours rappeler l’état de l’Europe après 1945 ?

La voilà divisée en deux blocs distincts: les pays de l’Est sous domination soviétique, à qui il n’était plus question de rendre la liberté, l’indépendance et qui formèrent le Pacte de Varsovie en opposition avec l’OTAN formée justement par les pays de l’Ouest, la France la quittant un moment, avec De Gaulle, dans un souci de créer sa propre force de frappe et d’échapper ainsi à la tutelle américaine, fomentant les recherches et un dynamisme qui s’avoua des plus efficaces, comparé à la résignation des autres alliés qui s’alignèrent, tout simplement, à une protection américaine, acceptant le parapluie que les USA tendaient pour les protéger d’une menace soviétique. La Finlande était neutre. Tout comme la Yougoslavie de Tito qui sut résister et se maintenir en dehors des invasions de l’armée soviétique, éternelle menace aux frontières voisines. L’Hégémonie américaine sur ce bloc était évidente mais était-ce seulement la volonté des américains ou se sont-ils vus conduits à ce rôle de gendarmes du monde puisque certains pays d’occident, comme l’Italie et la France notamment, voyaient les partis communistes, et la gauche plus amplement, menacés d’arriver au pouvoir par le vote. Et ceci non seulement les américains ne le voulaient pas mais surtout tous les autres partis de droite ou centre droite qui voyaient dans l’arrivée de ces communistes une menace claire, pour eux: qu’ils ne rendraient jamais le pouvoir par la suite, même s’ils perdaient les élections. Et puis une question stratégique se posait: comment admettre des alliés de Moscou à diriger des pays membres de l’OTAN, c’est-à-dire à même de fournir les secrets les plus intimes à leur commandeur qui les financer généreusement ? Pourtant avant que les Européens ne s’emprennent à l’hégémonie américaine actuelle il faudrait qu’ils étudient d’abord, à fond, leur propre histoire, leurs rivalités, savoir distinguer entre leurs intérêts communs et leurs terribles rivalités au sein même d’une alliance confirmée d’abord comme le Marché Commun, à 6, puis à 12, puis à 15 puis à 25! Rament-ils tous dans le même sens ? Ne font-ils eux-même un jeu qui oblige les américains à agir devant leurs passivités, leurs hésitations, leurs hypocrisies ? Oui, pourquoi ne pas le reconnaître sans devoir jeter l’oppropre sur quiconque puisque l’histoire prend des détours bien souvent imprévus ?  Alors que les retombées négatives sont parfaitement prévisibles, tout au plus sans pouvoir prédire quand ou sous quel gouvernement ? Alors que les virtuoses de la politique, et de l’économie géopolitique, sont parfaitement aptes à faire ces prévisions !


Text by Toufic Attar from São Paulo, Brazil
Part 1 of 3